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Déposez votre enfant et aller vous promener ou boire un café

 

Lorsque ma plus jeune fille avait quatre ans, nous l’avons inscrite à un programme de football d’été. L’entraîneur était merveilleux, encourageant, soutenant, et tout ce qu’un entraîneur devrait être. Il commençait chaque entraînement par quelques étirements et une course d’un bout à l’autre du terrain. La jeune Zoé était assez timide et ne voulait pas courir, alors je lui ai proposé de courir avec elle sur la ligne de touche.

 

Lors de l’un des premiers entraînements, il y avait un autre enfant à l’air timide dont le père avait apparemment fait une promesse similaire. C’est du moins ce que je pensais. Lorsque l’entraîneur a crié « GO ! » Zoé, le petit garçon à côté d’elle, son père et moi avons tous décollé. L’autre papa courait juste à côté de moi et je l’ai entendu grogner à son fils, « Tu ferais mieux de ne pas arriver en dernier » Vraiment ? Le gamin n’a que quatre ans et déjà vous lui mettez la pression ?

 

Nous avons tous lu les histoires (et parfois vu les vidéos) de parents sportifs qui hurlent sur leurs enfants, profèrent des menaces et attaquent les enfants, les entraîneurs et les autres parents. Il y a même eu des décès. Je suis extrêmement compétitif et je déteste perdre, mais je ne peux pas imaginer tuer quelqu’un à cause d’un jeu.

C’est donc sans grande surprise qu’un récent sondage réalisé auprès de 300 enfants pratiquant un sport a révélé que plus d’un tiers des jeunes athlètes souhaitaient que leurs parents ne les regardent pas jouer. « Ils disent que les adultes crient trop, sont distrayants, les rendent nerveux, eux et leurs coéquipiers, leur mettent la pression pour qu’ils jouent mieux et gagnent, et tout simplement que les enfants se sentent mal », selon un article récent. (Ce n’est pas non plus une grande surprise que 70 % des enfants abandonnent les sports de jeunesse avant l’âge de 13 ans.)

Et ce genre de comportement insensé ne s’arrête pas lorsque les enfants atteignent la puberté. Pas plus tard qu’hier, un joueur de tennis australien a effectivement fait expulser son père du stade par l’un des arbitres. Il y a un an, une autre joueuse de tennis, Marion Bartoli, a fait expulser ses deux parents de son match à Wimbledon. (Il n’y a pas que le tennis : le père de Duane Wade a été éjecté d’un match de basket-ball parce qu’il refusait d’arrêter de jurer.)

 

Donc, si vous avez un enfant qui fait du sport, vous avez plusieurs choix 

  1. Arrêtez d’essayer de vivre votre vie à travers votre enfant. Vous avez eu votre chance. Laissez votre enfant avoir la sienne.
  2. Soyez solidaire et enthousiaste et encouragez tous les membres de l’équipe – même si votre enfant n’est pas sur le terrain à ce moment-là.
  3. Faites du coaching positif (ce que vous devriez faire de toute façon). Ils existent des cours pour les entraîneurs et pour les parents.
  4. Déposez votre enfant et allez vous promener ou prendre une tasse de café ou autre chose. Restez juste à l’écart du terrain.