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Un test sanguin pourrait bientôt prédire avec précision les dates d’accouchement et le risque de naissance prématurée En effet, un test qui repère un cousin de l’ADN, appelé ARN, dans le sang d’une femme enceinte pourrait bientôt prédire la probabilité d’une naissance prématurée chez les bébés.

 

Donner une meilleure chance aux bébés précoces

En France, un bébé sur dix naît prématurément, soit avant 37 semaines de gestation, et environ 15 % d’entre eux ont besoin de soins particuliers une fois arrivés à terme. C’est un taux similaire au niveau mondial, avec un million d’enfants qui meurent chaque année, à cause de complications liées à une naissance prématurée. Cette nouvelle recherche pourrait changer tout ça. Il est encore tôt, mais une étude portant sur un très petit groupe de femmes a donné des résultats prometteurs et pourrait révolutionner le diagnostic des bébés prématurés. Jusqu’à présent, des méthodes telles que l’échographie ou l’examen pelvien étaient utilisées pour repérer les bébés prématurés. Ce test sanguin pourrait accomplir un bien meilleur travail pour diagnostiquer le risque d’accouchement prématuré et déclencher des interventions plus précoces pour espérer le prévenir. 

 

Mieux prédire les dates d’accouchement, aussi !

Il n’y a pas que les naissances prématurées qui peuvent être prédites avec ce test, mais aussi la date d’accouchement prévue d’un bébé peut également être prédite avec plus de précision. L’étude publiée dans la revue Science rapporte que des échantillons de sang hebdomadaires prélevés sur 31 femmes (on vous avait dit que c’était une petite étude !) pendant leur grossesse ont permis aux chercheurs d’estimer l’âge du fœtus en se basant sur neuf ARN différents. En utilisant des échantillons de sang prélevés au cours des deuxième et troisième trimestres, le modèle a prédit l’âge gestationnel correct à 14 jours près dans 45 % des cas. En revanche, l’imagerie par ultrasons réalisée au premier trimestre de la grossesse était pareillement correcte dans 48 % des cas pour les 31 femmes.

 

Plus de travail nécessaire

Evidemment, ce n’est pas une augmentation énorme en termes de pourcentage, mais lorsqu’il s’agit de la santé et de la sécurité des femmes et des bébés, toute augmentation est à célébrer.  » Pour vraiment arriver aux résultats définitifs et avant d’appliquer un test que nous mettons en production, nous devons mener une étude plus large « , admet le Dr Mads Melbye, coauteur de l’étude. Si d’autres études fructueuses sont entreprises et que ce test progresse, il faudra plusieurs années avant qu’il ne soit disponible pour les femmes enceintes. Nous vous tiendrons au courant des développements ultérieurs.